Conférences

Chaque année, plusieurs auteurs sont invités par la Société afin qu'ils nous fassent partager leur passion et leur savoir.

 

Quelques thèmes : l'histoire de l'institut culturel de Bretagne, des sites archéologiques découverts par avion, l'île Dumet, les contes et légendes de la Presqu'île, la compagnie des Indes, l'architecture balnéaire... parmi beaucoup d'autres.

 

Ouvertes aux publics non adhérents, gratuites, elles ont toujours beaucoup de succès.

 

 

 

 

Dates des conférences de 2018 (sous réserve de modifications) :

 

 

 

Jeudi 11 janvier 2018 : à 17 H 30, amphithéâtre du lycée Galilée de Guérande,

« Deux grands visiteurs de la Bretagne : Balzac en 1830 et Zola en 1876, tous deux en vacances et en recherche d'inspiration dans le pays guérandais » par Benoît BONNAFFE. Une séance de dédicace suivra la conférence.

 

Jeudi 8 février 2018 : à 17 H 30, amphithéâtre du lycée Galilée de Guérande,

« La pêche de la sardine au temps de la voile en presqu'île de Guérande » par Catherine VADON, maître de conférences au muséum d’histoire naturelle à Paris.


Utilisé par les lourdes chaloupes à misaine et taillevent, puis par les sloups, le filet en coton bleu demeura l’engin traditionnel de la pêche à la sardine jusque dans les années 1950. Chaque année, les ports de la côte guettaient l’arrivée, parfois aléatoire, de ses gigantesques bancs. Le précieux petit poisson bleu attirait aussi de nombreuses chaloupes du Finistère et du Morbihan qui venaient plonger leurs filets dans les riches eaux des parages du Croisic et de Belle-Ile. « Boëtter à la rogue », « faire lever la sardine », utiliser le bon « moule », « guetter les bourbouilles », autant de fines techniques qui demandaient un sacré savoir-faire !

 

Mardi 13 mars 2018 : à la suite de l’Assemblée Générale de la Société des Amis de Guérande, salle Anne de Bretagne de l’espace culturel Athanor :
présentation du cahier spécial 66 sous forme d’un diaporama sur « les activités économiques à Guérande (années 1940 - années 1970) ».

 

Jeudi 24 mai 2018 : à 17 H 30, amphithéâtre du lycée Galilée de Guérande,

« Escoublac sous les sables » par Vincent JOCHAULT.

 

Jeudi 14 juin 2018 : à 17 H 30, amphithéâtre du lycée Galilée de Guérande,

« Nantes et la Bretagne dans la guerre d'indépendance américaine 1775/1783 » par Andréa LE MASNE.

 

Sujet assez peu connu, mais la Bretagne et les marins bretons ont joué un rôle déterminant dans la guerre d’indépendance.
Si la participation de la France à la guerre d’indépendance américaine est assez bien connue, celle de la Bretagne et de Nantes l’est beaucoup moins. Tout le monde connait l’équipée de La Fayette, volontaire dans les armées de Washington puis celle de Rochambeau commandant le corps expéditionnaire français pour les Etats Unis.


Or, la Bretagne, première province maritime de la France et Nantes, grand port atlantique, vont jouer un rôle de premier plan dans l’affrontement de la France et de l’Angleterre dans la guerre d’Amérique.


Il est donc important et nécessaire de redire pourquoi et comment les Bretons se sont trouvés impliqués dans ces évènements, s’y sont engagés très activement et de rappeler aussi le prix de cet engagement.

 

Jeudi 13 septembre 2018 : à 18 H, amphithéâtre du lycée Galilée de Guérande,

« Le camp d'internement au petit séminaire de Guérande 1914/1919 », en partenariat avec le service patrimoine de la ville de Guérande,par Ronan RICHARD, Docteur en Histoire, chercheur associé au laboratoire de sciences historiques Tempora (Université de Rennes 2) spécialisé dans l'histoire de la Première Guerre mondiale et de ses aspects sociaux et culturels, professeur d'histoire-géographie
et chargé de cours à l'université de Rennes 2, Administrateur fondateur de l'association
de recherche Bretagne 14-18 (www.ronan-richard.fr).

 

De 1914 à 1920, près de 75 établissements français furent affectés au cantonnement de dizaines de milliers d'internés civils, ennemis ou suspects. Ces dépôts, alors communément qualifiés de « camps de concentration », furent improvisés hors de tout cadre juridique dès le mois d'août 1914, aussi bien pour isoler des individus potentiellement dangereux pour la nation en guerre que pour les protéger des violences nationalistes.


Au nombre de ces dépôts figurait le séminaire de Guérande. Administrativement, il s'agissait d'un dépôt de familles affecté à des individus non mobilisables dont le faible degré de dangerosité les rendait disponibles pour l'économie de guerre.


Malgré la relative précarité de leur existence, les internés y développèrent vite une vie communautaire très riche d'activités et de loisirs en tout genre.


Au-delà de sa relative normalité eu égard au paysage général des camps français, Guérande se révélera cependant vite très singulier, au point d'être élevé au rang de dépôt modèle par le ministère de l’intérieur.


Sous la houlette d'un remarquable directeur, Julien DAVID, il verra en effet se développer intra-muros de nombreux ateliers permettant d'employer un grand nombre d'internés, de diminuer la nervosité liée à la monotonie et à la déprime suscitées par la captivité et de réaliser de substantielles économies sur le prix de revient des internés.


En faisant de son dépôt un véritable îlot manufacturier, géré sur un principe de confiance mutuelle entre administration et internés, Julien DAVID s'attirera vite l'inimitié du monde artisan et commerçant local et subira de nombreuses campagnes de calomnies le dépeignant comme un « ami des Boches ». L'armée elle-même, en charge de la surveillance du dépôt, ne ménagera pas ses critiques sur la trop grande bienveillance de ce directeur administrant son dépôt avec un paternalisme typique d’entrepreneuriat de l'époque.


L'histoire de ce dépôt d'exception résonne encore un siècle plus tard par son actualité. A l'image de celle des réfugiés belges et français, elle nous renseigne sur les défiances à l'égard de ces « errants », dans un contexte de crise nationale exceptionnelle, et sur les tendances au repli sur soi affectant alors des communautés autochtones bouleversées par la mobilisation et le deuil.

 

 

Jeudi 18 octobre 2018 : à 17 H 30, amphithéâtre du lycée Galilée de Guérande,

« Les abeilles, les ruches et le miel » dans le cadre du mois des saveurs, par Alain REY, un passionné aux mille vies dont le miel se déguste sur les meilleures tables de la région.

 

Au départ, chef de projet informatique à la Défense, rien ne prédisposait Alain REY au métier d’apiculteur mais c’était sans compter sur son goût prononcé pour la nature et la gastronomie.


De rencontres en rencontres, il s’est épris pour l’apiculture alors qu’il était paludier dans les marais salants de Guérande : d’une puis de plusieurs ruches (modèle Dadant), il en a fait son activité principale en ayant à coeur de dénicher les endroits qui sublimeraient le miel de ses abeilles.


Amoureux de la vie, il n’en est pas moins à la recherche de la quintessence pour ce merveilleux produit qu’est le miel issu d’un terroir bien particulier : celui du Parc Naturel Régional de Brière et la Presqu’île guérandaise. Et ce n’est pas un hasard si depuis près de 8 ans Alain éveille les papilles.

 

 

Jeudi 22 novembre 2018 : à 18 H 00, au Cinépresqu'île, dans le cadre du Festival du Livre en Bretagne

« Mise en valeur des musiques et chants traditionnels en pays guérandais » par Roland GUILLOU et Roland BROU.

 

Natif de la Presqu'île Guérandaise, où il est toujours resté (pourquoi quitter une si belle et si attachante région ?), Roland GUILLOU, de par ses différents métiers (mécanicien agricole, paludier exploitant de marais salants, géomètre, a toujours été en contact étroit avec le monde rural, la Brière, les marais salants, la campagne guérandaise, dans lesquels il s'est imprégné depuis plus de 30 ans de musique, de
contes et de chants traditionnels de Bretagne.


Collectages de chants et d'histoires auprès des anciens porteurs de traditions, recherches dans les recueils de contes et de chants de tradition orale et adaptations personnelles lui ont permis de se créer un répertoire de chants et de contes merveilleux et facétieux où l’humour trouve souvent une bonne place.


Son grand plaisir est maintenant de partager et de faire découvrir (ou re-découvrir) ce patrimoine à tous au travers des veillées, des balades contées, des marches chantées, des festou-noz, des spectacles dans les écoles ou les maisons de retraite qu'il anime avec sa bonne humeur et son humour ou parfois dans d'autres lieux plus improbables (granges, bistrots, étables, grottes, etc.) !

 

 

 

 

 

Dates des conférences de 2017 :

 

 

 

Jeudi 12 janvier 2017 : à 17 H 30, amphithéâtre du lycée Galilée de Guérande,

« La conservation des espèces, ces graines qui peuvent sauver la planète » par Yves-Marie ALLAIN, ancien Directeur du service des cultures du muséum national d’histoire naturelle, chargé des collections vivantes du jardin des plantes de Paris.


Jeudi 9 février 2017 : à 17 H 30, amphithéâtre du lycée Galilée de Guérande,

« L'histoire fascinante des ROMANOV » par Pierre-Luc
PHILIPPE, Président de la Société Historique d’Herbignac.


Jeudi 27 avril 2017 : à 17 H 30, amphithéâtre du lycée Galilée de Guérande,

« Les tribunaux de commerce » par Didier BARBE, ancien Président du Tribunal de commerce de Saint-Nazaire :

 

Leur création et leur histoire, leurs missions connues et moins connues, les juges
consulaires (Qui sont-ils ? Comment sont-ils recrutés ?), historique du tribunal de commerce le plus proche de Guérande : Saint-Nazaire, questions / réponses.


Jeudi 18 mai 2017 : à 18 H 00 au Ciné Presqu'île près d’Athanor,

dans le cadre de la fête médiévale de Guérande dont le thème est « Ripailles et festoiements », conférence par Andréa LE MASNE

 

Ripailles et festoiements sont synonymes au Moyen-âge et participent de la même volonté de faire la fête en mangeant et buvant abondamment.
Les fêtes au Moyen-âge occupent une place importante dans la vie sociale. Le calendrier offre plus de 90 jours chômés de fêtes souvent associées à des ripailles. Les fêtes s’imposent à tous et ne pas les respecter peut exposer à des
sanctions.
La fête est un creuset complexe. Elle rythme les saisons et régule une vie sociale laborieuse. Elle est sacrée et profane et ouvre la porte à tous les excès sous le « contrôle » de l’Eglise. Facteur de cohésion sociale, elle fait oublier les crises et les
grandes peurs du Moyen-âge.

 

Jeudi 8 juin 2017 : à 18 H 15 au Musée des Paludiers de Saillé, conférence de Pierre THOMAS sur la « Diversité sociale de la presqu'île guérandaise »

 

Représentant moins de 0,2 % de la surface de la France, la presqu’île guérandaise est caractérisée à la fois par sa diversité environnementale (avec ses nombreux sites bénéficiant de protections nationales, européennes ou mondiales) et par sa diversité économique, marquée en particulier par la réussite d’entreprises très fortement exportatrices dans des domaines aussi variés que la construction navale, la construction aéronautique, le tourisme ou la saliculture.
Dans ce contexte environnemental et économique très particulier, la forte implication des habitants est à l’origine de l’importante diversité sociale de la presqu’île guérandaise. Après une histoire très contrastée et parfois mouvementée, cette petite région présente, en effet, en ce XXIème siècle, de grandes variétés de densités, de répartitions des habitants par âges, de formations générales ou professionnelles, d’activités, d’emplois, de loisirs, de ressources de tous types, de logements, et de liens sociaux.
Le maintien et la valorisation de cette remarquable diversité sont absolument essentiels pour la qualité de vie des habitants, ainsi que pour l’attractivité et le développement durable de la presqu’île guérandaise.

 

Jeudi 14 septembre 2017 : à 17 H 30 au lycée Galilée, conférence par Xavier LE FORT sur
« L'histoire de la cartographie en général et celle de la Presqu'île en particulier », en partenariat avec le service patrimoine de Guérande.


Ce service présentera du 1er avril au 1er novembre 2017, porte Saint Michel, une
exposition sur les cartes anciennes et actuelles intitulée « Cap sur Guérande ! ».
A noter que la carte de Sociétaire des Amis de Guérande donne droit à la visite gratuite de la porte Saint Michel où vous pourrez donc découvrir cette exposition estivale.

 

Jeudi 19 octobre 2017 : à 17 H 00 au Ciné presqu'île, conférence dans le cadre des saveurs d’octobre, «La cuisine inventive, nature, art et voyage» par Éric GUERIN, chef étoilé restaurateur de La Mare aux Oiseaux.
Une séance de dédicace du livre « Migrations : voyages, émotions, cuisine » suivra.

 


Jeudi 16 novembre 2017 : à 18 H 00 au Ciné presqu’ile, salle 2 dans le cadre du Festival du Livre en Bretagne, «Le centenaire de l'entrée en guerre des Etats Unis d'Amérique à travers l'oeuvre de Jean-Emile LABOUREUR» par Daniel SICARD.